Gounod

Mireille

 

Mercredi 4 août à 21h30
report, en cas de mauvais temps, au jeudi 5 août à 21h 30

Samedi 7 août à 21h30
report, en cas de mauvais temps, au dimanche 8 août à 21h30


Direction musicale Alain Altinoglu*

Mise en scène Robert Fortune
Scénographie Christophe Vallaux* / Robert Fortune
Costumes Rosalie Varda
Eclairages Jacques Rouveyrollis

Mireille Nathalie Manfrino*
Taven Marie-Ange Todorovitch
Vincenette Karen Vourc’h*
Clémence Caroline Mutel
La Voix / Andreloun Amel Brahim Djelloul

Vincent Florian Laconi
Ourrias Franck Ferrari
Ramon Nicolas Cavallier
Ambroise Jean-Marie Frémeau*
Le passeur Jean-Marie Delpas

Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine
Chœurs de l'Opéra-Théâtre d'Avignon et des Pays de Vaucluse,
de l'Opéra de Nice et de l'Opéra de Marseille
Maîtrise des Bouches-du-Rhône
Ballet de l’Opéra-Théâtre d’Avignon et des Pays de Vaucluse


* Pour la première fois aux Chorégies

 

MIREILLE DE GOUNOD

Entre Faust (1859) et Roméo et Juliette (1867) qui connurent un succès qui a perduré jusqu’à nos jours, Gounod subit deux échecs avec La Reine de Saba et Mireille, ce dernier opéra ayant été créé en 1864 à Paris. Hésitant entre Mignon, d’après Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister de Goethe, et Mirèio de Mistral, il demanda au librettiste Michel Carré d’adapter le poème du félibrige, qui l’invita en Provence, où le compositeur écrivit sa musique en deux mois sur les lieux mêmes du drame imaginé par le poète. De retour à Paris (été 1863), il soumit sa partition à Bizet et Saint-Saëns qui l’accueillirent chaleureusement. Mais il fallut reprendre l’œuvre pour permettre à Madame Carvalho et au ténor Morini de chanter leur partie. Nonobstant les nombreux remaniements que subit cet opéra, l’échec fut patent. La création à Londres, avec une « happy end » dénoncée par Mistral ainsi que diverses autres modifications, ne parvinrent pas à convaincre le public. En 1939, Reynaldo Hahn demanda à Henri Busser de reconstituer la partition originale, ce qu’il fit, et c’est cette partition imparfaite qui s’est imposée dans les théâtres ; c’est en Provence, le plus souvent dans des décors naturels, que cette œuvre connaît aujourd’hui le plus grand succès. L’œuvre conte les amours contrariées de Mireille, fille d’un riche propriétaire, Ramon, et de Vincent, fils d’un pauvre vannier, Ambroise. Taven, gitane et un peu sorcière, amie de Mireille, lui promet de l’aide si ses amours prenaient mauvaise tournure, ce qu’il advient. Ourrias, dompteur de taureaux, amoureux éconduit de Mireille, cherche le soutien de Ramon auquel Ambroise vient demander conseil quant aux projets matrimoniaux de sa fille. Ramon les condamne, mais Mireille avoue tout haut son amour pour Vincent, ce qui lui vaut une vigoureuse réprimande paternelle. Ourrias provoque Vincent et le blesse mortellement, croit-il. Hanté par son crime, errant sur les bords du Rhône, il saute dans la barque du passeur qui n’est autre que la mort. Mireille apprend le tragique destin de Vincent et décide de se rendre en pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Elle se perd en chemin dans le désert de la Crau et arrive, épuisée, accueillie par Vincent qu’a soigné Taven, et meurt dans ses bras alors même que Ramon consentait à leur mariage ! Ce qui fait le succès de Mireille, c’est bien plus la musique de Gounod, finement écrite, intimiste, et remarquable sur le plan mélodique, annonçant par endroits ce que sera la musique d’un Bizet ou d’un Chabrier, parvenant à donner une épaisseur psychologique à des personnages évanescents. La simplicité des airs fait qu’on les retient ; il en est ainsi du duo du 1er acte « Est-elle jeune et belle », de la farandole « joyeuse et folle » ou de la chanson de Magali du 2e acte ; de la chanson du berger (3e acte) ou de l’air de Mireille égarée dans la Crau « Voici la vaste plaine » (4e acte), ou encore l’air de Vincent « Mon cœur est plein » au dernier acte. Bizet se souviendra de Mireille dans L’Arlésienne et Massenet de l’orchestre de Gounod dans Manon. Mireille, qui avait été créé à Orange en 1930, repris en 1942 puis, après la guerre en 1959 et 1964, n’y avait plus été monté depuis 1970. C’est donc à une véritable recréation qu’on assistera quarante ans plus tard en 2010.

Philippe Gut

 


 

 

Mercredi 4 et samedi 7 août à 17h30
dans les ruines du Théâtre Antique
“Les deux Mireille” :
celles de Gounod et de Mistral conférences de Michel Alexandre,
Mestre d’obro du Félibre

Entrée libre

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